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  • : J'ai découvert en fouinant dans le grenier de ma grand-mère un vieux manuscrit espagnol datant du XVIe siècle. Poussé par la curiosité, je me suis lancé dans la traduction des aventures du chapelier Antonio de la Santa Crutcha dans le royaume de France...
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  • Titony
  • Voyage en Pays de France
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  • J'ai découvert dans le grenier de ma grand mère un vieux manuscrit espagnol du XVIe siècle sobrement intitulé: Départ en exil précipité hors du Royaume de Castille et Errances en Pays de France.

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Rugby

Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 13:23

Vu que je n'ai toujours pas de réseau sous la main... ni d'ordi... je vous poste l'article que j'avais fait pour le site des Fils de Besagne à l'issue du match RCT - Toulouse... c'est du réchauffé, je sais... j'ai honte... mais des fois, c'est bon la honte!


Souvenez-vous. Il y a quelques temps déjà, une chaîne de fast-food (pas celle avec le clown psychotique, l’autre), celle où sur présentation de votre d’abonné à Mayol, on vous offre un second burger pour l’achat d’un menu XL avait sorti le Michalak Burger. Du fromage, une bonne sauce, de la viande, un numéro 10 gravé sur le pain. Très bon… pour du fast-food. D’ailleurs, ladite chaîne avait sorti au même moment le Anelka Burger : poivré, avec de la salade… en quatre mots comme en un seul : moins à mon goût. Deux champions médiatiques, beaux gosses, avec il faut bien l’avouer beaucoup de talent (et un caractère bien trempé dans le bon et le mauvais sens du terme) donnant leur image à ce que politiquement correct a nommé « malbouffe » a de quoi interroger. En fait oui et non : on cherche à attirer une clientèle jeune, fan de sport… et avoir deux beaux mecs avec une image pas trop lisse, c’était au niveau marketing plus que bien joué. Car je me souviens encore avec une certaine nostalgie du bon goût du Michalak Burger. Je me disais : « Ce Michalak, il est beau, il transpire le rugby par tous les pores de sa peau, les filles le badent depuis qu’il a fait les Dieux du Stade… et son burger, il déchire trop sa race. Ce mec est définitivement énervant… » Enfin, tout ça pour dire que le Michalak Burger, c’est ma madeleine de Proust personnelle. Oui, nous sommes en 2009 et il faut vivre avec son temps…

D’ailleurs, revenons au 20 septembre 2009 et à ce match Toulon – Toulouse chez nos voisins Phocéens : un stade pas plein, la faute à la pluie qui avait balayé la Provence durant toute la semaine précédant le match… ou bien la faute à un refus d’une frange des supporters toulonnais d’assister à ce match délocalisé. Après une première mi-temps tendue et serrée conclue sur un score de 3 partout, ponctuée par l’exclusion temporaire de Davit Kubriashvili (qui a suscité une certaine incompréhension du public et fait que Fred Michalak fut pris en grippe par le public toulonnais), les rouges et noirs de la Rade prennent le dessus sur les rouges et noirs de la Ville Rose, après une pénalité et un drop de Jonny Wilkinson. A la 50ème minute du match, le capitaine toulonnais et idole de Mayol, Joe Van Niekerk fait parler toute sa classe, comme il le fera tout au long de la rencontre : il contourne la ligne de trois quarts toulousains, qui n’est rien moins que celle de l’équipe de France. Pensez donc : Vincent Clerc le feu follet, Cédric Heymans, le meilleur trois quart français, Maxime Médard, etc. Un trois contre un que l’ex Springbok joue parfaitement. Si la passe arrive à son destinataire, c’est l’essai, Toulon peut passer à 14 – 3 voire à 16 – 3. Toulouse prend l’eau et le doux parfum de la victoire peut commencer à arriver aux narines du public. Et là, le drame : Fred Michalak intercepte la passe et va marquer entre les poteaux après une course de 80m.
Tout était superbe : le mouvement toulonnais, l’interception doublement décisive car elle remet les toulousains dans le sens du match, leur permet de repasser devant et surtout, les sauve du doute. Joe Van Niekerk a fait un mouvement de très grande classe, tel que peu de joueurs seraient capables de faire et l’interception de Michalak était aussi un geste de très grande classe : de la prise de risque, de l’audace, du talent… du sens du jeu. Et cela, ce n’est pas à la portée de n’importe qui. Cependant, Fred Michalak a cru opportun de faire un geste provocateur à l’adresse du virage sud. Et cela a provoqué les foudres du public toulonnais qui lui a adressé un standing ovation de fort mauvais aloi, comme y avaient eu droit JJ Crenca ou Rodrigo Roncero (deux superbes piliers au demeurant). Sur le coup, le Michalak Burger m’est revenu à l’esprit et j’ai compris pourquoi il avait pu donner son nom à un burger (qui n’est pas Schalk le Boucher) : je me suis dit que pour faire un geste pareil, à la fois un peu idiot et excessif il fallait avoir la tête comme un burger. J’ai pensé que sur ce coup-là, il avait réussi une véritable prouesse : être plus con que des milliers de supporters. Chapeau l’artiste, rideau, chronique terminée.


Sauf que… j’écris cette chronique 3 jours plus tard, avec le recul qui sied à toute bonne réflexion sur ce fait de jeu et surtout, sur ce qui aurait pu être un tournant du match. Alors, je vous l’annonce : je vais défendre Fred Michalak. C’est un immense joueur et ce qu’il a fait à la 50ème minute dimanche, son action, sa provoc, c’est la marque d’un vrai champion ! Déjà, il en fallait du talent pour faire cette interception… et puis, il en fallait du courage pour montrer à un public hostile qu’il ne s’en laissait pas compter… il fallait aussi un brin d’inconscience aussi, je le concède. Avec son geste provocateur qui concluait un exploit personnel, il a totalement relancé son équipe : un tempérament de feu, du leadership, de l’esprit de combat, de la rage de vaincre… il y avait tout d’un grand rugbyman et je pense que les noms d’oiseaux qu’il a dû entendre des bouches vociférantes du public étaient finalement injustes. Certes, sans ce geste superflu, le public n’aurait que moyennement apprécié cet essai assassin et contre le cours du jeu… mais je pense qu’on se serait évité ce moment peu glorieux à mettre à l’actif du public. Non, je ne fais pas de moralisme à 2 balles et non, je n’excuse pas cette provocation de Fred Michalak… je la comprends. Après tout, le rugby, ce n’est pas un sport de mecs lisses, même si, avec photoshop, des effets de lumière, des photos en noir et blanc sur le papier glacé d’un calendrier avec des messieurs tout nus, on nous véhicule une image faussée de ce sport. Non, le rugby, c’est un sport de mecs avec de la gueule, du courage, en un mot, un sport pour des hommes de caractère. Et à la 50ème minute, dimanche, on en a vu une preuve. Et si on peut considérer que Fred Michalak ne s’est pas grandi sur ce coup-là, on peut aussi considérer qu’il a été assez énorme par son talent et son excès. Serait-on devenus incapables à Toulon de voir un joueur talentueux et excessif, courageux et un poil inconscient s’il ne porte pas le brin de muguet sur le cœur ? Même si la réaction du public dimanche laisserait à penser le contraire, je pense que non. Je ne ferai pas comme le président Boudjellal hier chez Moscato, une démonstration « toulonnaise » (entendez par là, mâtinée de mauvaise foi) maos j’irai malgré tout dans son sens : Fred Michalak, c’est le genre de joueur qu’on aime avoir dans son équipe (et qu’on aime détester quand il est en face). Comme un Van Niekerk, un Wilkinson, un Mignoni, il est capable de remettre son équipe sur les bons rails par son seul talent, de changer la physionomie d’un match par un exploit. On l’avait oublié après une saison avec les Sharks où il avait été blessé. Certes, il avait remporté la Currie Cup… mais son retour à Toulouse n’avait pas été très convaincant, il faut bien l’avouer. Il était il faut l’avouer loin de son niveau qui a fait de lui l’un des meilleurs 10 français. Une façon pour lui de dire à tout le monde que LE Fred Michalak est de retour ? Une bête provoc’ sans lendemain ? Personnellement, j’espère pour lui qu’il commettra encore ce genre d’exploits au cours de cette saison (sans geste superflu cependant). Un essai de 80m… quand même c’est beau non ?


Pour parler d’autre chose de ce match et conclure cette chronique, je parlerai de Cédric Heymans. Concerné sur le dernier aplatissement dans l’en-but, où nous avons cru, qu’une nouvelle fois, les nôtres seraient crucifiés sur le fil et sentant la pression monter… et Fred Michalak en faire injustement les frais, il a commencé, avant la décision de l’arbitre, à serrer les mains des toulonnais. Dans le Virage Sud, on s’est dit : Si Heymans serre les mains, c’est que c’est fini, il n’y a pas essai. Cédric Heymans, comme tous ses coéquipiers toulousains a livré un combat de 80 minutes. Il n’a rien lâché, il a montré de la combativité ainsi que toute sa classe et pourquoi il est incontestablement LE meilleur trois quart français. Il a conclu le match en seigneur. LA CLASSE !

Par Titony - Publié dans : Rugby
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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 18:08



Les poissonnières... elles parlent fort avec un accent fort chantant, vantant leurs produits de la mer pêchés le matin même... dans la Rade, le Port (BEUARK!!!) ou... à Sainte Musse (un endroit où j'ai failli me faire embrocher un beau matin par un espadon mort). A Toulon, on les trouve souvent en bas du Cours Lafayette ou sur la fameuse place de la poissonnerie. Etant un fin gourmet et un amateur de ces petites (ou grosses) bestioles écailleuses (même s'il a fallu que des amis m'expliquent ce qu'est une bonite), il va de soi que j'apprécie beaucoup ces dames et que j'ai un immense respect pour cette profession.
Car c'est d'une autre espèce de femme qui parle fort, avec un accent chantant elle aussi que je m'en vais présentement vous parler. Il s'agit de la poissonnière qu'on trouve dans les travées de notre bon vieux stade Mayol: elle, contrairement à la vraie du Cours Lafayette, ne vante pas ses bons produits. En effet, elle ne sait faire que deux choses:
- critiquer les siens
- insulter adversaires et arbitres.

Sa caractéristique principale est qu'au bout de 5 minutes, elle est déjà insupportable. Vociférant, ne comprenant rien aux règles ni à ce qui se déroule sous ses yeux, ne sachant même pas qui joue sous les couleurs rouge et noir (vous me direz qu'avec 20 changements de joueurs par intersaison, une chatte n'y retrouverait pas ses petits), elle vous casse les oreilles. Elle profite qu'elle est bien cachée dans la tribune pour siffler et insulter l'adversaire. En l'occurence, il s'agissait lors du match amical contre le Racing, d'un certain Andrew, un ancien All Black, qui joue au poste de 10... pire que cela... un ancien toulonnais qui, en son temps (qui n'est pas si lointain) avait l'unanimité chez nous par:
- son professionalisme
- son implication
- son adaptation à Toulon
- son amour du club et de son histoire
- sa disponibilité auprès des supporters
- son efficacité au pied et son intelligence tactique
- en un mot comme un seul, sa toulonitude!
Car ce Andrew là, ce n'est pas n'importe qui. C'est, comme un certain Tana, lui aussi originaire de cet archipel situé aux antipodes et aussi grand joueur parmi les hommes en noir, un vrai seigneur qui a dû nous quitter sur un imbroglio à l'intersaison l'an passé. Et oui... sur ce coup-là, la poissonnière à laquelle je consacre ces quelques lignes, m'a vraiment fait honte. Car la poissonnière est aussi versatile, en plus de tous les défauts que j'ai précédemment cités. Jadis elle le badait, aujourd'hui, elle l'insulte... triste comportement n'est-il pas?
Enfin... je ne vois pas pourquoi je me pose cette question, étant donné qu'elle fait de même avec les joueurs qu'elle est supposée soutenir. Mais bon, étant donné qu'elle a au moins 30 ans de stade (en Bonnus B de surcroît), elle s'estime être une grande connaisseuse, voire une amoureuse transie et passionnée du RCT.
Un autre fait d'armes des poissonnières de Mayol, qui illustre qu'elles ne respectent rien, ce fut il y a 2 ans pour la première titularisation d'un grand brun nommé Victor, chèvre sauteuse de son état (entendez Springbok et non le fait que ledit Victor soit une chèvre): une minute de silence avait été demandée. Une en Lafontan hurle dans un Mayol où on entendait les gabians voler: "retournez vous, on veut voir les joueurs on a payé pour ça" . Une autre en Finale lui répond "ferme ta gueule pute!!!!". Oui, la poissonnière est aussi poète... et on la trouve dans n'importe quelle tribune!

Bien sûr, la poissonnière a son pendant masculin... le poissonnier. Il est identique en tout point: détestable et vulgaire et encore plus bruyant... et qui parfois se permet même sur les forums de faire les donneurs de leçon. Mais bon, comme on est au bord de la mer, c'est logique qu'on en trouve à Mayol. Mais peut être les gabians viendront en dévorer quelques un(e)s. Je concluerai ce petit laïus en citant un grand champion, qui n'est pas un homme mais qui est
Eric Cantona:
"When the Seagulls follow the trauler, it is because they know fish will be thrown into the sea..." ("Quand les mouettes suivent le chalutier, c'est qu'elles savent que du poisson sera jeté dans la mer.")

Par Titony - Publié dans : Rugby
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